Entreprendre à 20 ans : portrait de Kamil Kawkabani | YET

ENTREPRENDRE À 20 ANS : PORTRAIT DE KAMIL KAWKABANI

Kamil Kawkabani, 24 ans, a toujours été attiré par la vie d’auto-entrepreneur. Bientôt diplômé, il a décidé de lancer Boneato, un système d’abonnement pour bars et restaurants à Bruxelles. Pas de bol, c’est pile au même moment que la crise du coronavirus. Comment rebondir face à cette situation ? Il nous a expliqué son plan.

Boneato, qu’est-ce que c’est exactement ?

Boneato , c’est une application qui propose des offres exclusives pour bars et restaurants de Bruxelles sous forme d’abonnement. On paie un montant fixe par mois qui donne accès à des deals super avantageux pour bien manger et boire dans la capitale. Boneato veut rendre les sorties au restaurant plus accessibles financièrement pour les étudiants ou toute personne éprouvant des sueurs froides à l'arrivée de l'addition en fin de repas.

Mais le projet de Kamil est également gagnant pour les restaurateurs : “Avec Boneato, nous aimerions aussi donner plus de visibilité aux établissements bruxellois et leur offrir un service de fidélisation de leur clientèle. Grâce à nos offres, les abonnés pourront découvrir des bars et restaurants dans lesquels ils n’ont jamais été ou redécouvrir des endroits qu’ils avaient oubliés et y retourner de manière régulière.“ nous explique-t-il.

Lancer un tel business, ça prend combien de temps ?

Avec sa co-fondatrice, Kamil travaille au développement de son projet depuis maintenant presque 1 an. Une fois les grandes lignes de son concept définies, il s’est rapidement lancé à l’eau en testant le potentiel de Boneato sur le terrain… avec les moyens du bord.

“On en a parlé autour de nous et on a créé des cartes de fidélités en papier simplement pour voir si les gens étaient intéressés, aussi bien du côté des clients que des établissements.”

Le Bar d’Ixelles, bondé en happy hours, est l’un des nombreux partenaires de Boneato

Pour Kamil, l’idée n’est pas de passer 1000 ans à peaufiner un projet à la perfection avant son lancement, mais plutôt de construire petit-à-petit pour limiter l’investissement en temps et en risques. Pouvoir constamment recalibrer son offre en fonction de la réponse immédiate de sa clientèle est ce qui fait pour lui la force de l'entrepreneuriat d'aujourd'hui.

Un apprentissage continu

L’aventure entrepreneuriale, c’est être son propre patron, mais c’est aussi beaucoup de travail. Depuis sa sortie de Solvay, Kamil a démarré un master complémentaire à la VUB et s’est engagé en parallèle dans une formation professionnelle pour l’aider à booster son projet. “ Mes études me prennent beaucoup de temps mais j’essaye de m’adapter. Si j’ai cours le matin par exemple, je vais consacrer mon après-midi au développement de mon projet. ” ajoute-t-il. La motivation est donc un facteur clé dans la voie de l'entreprenariat mais pour Kamil, l’autonomie qu’il a de pouvoir s’organiser et gérer son projet comme il le souhaite en vaut vraiment la peine.

Bien s’entourer

En termes d’accompagnement, Kamil est suivi et soutenu par l’équipe de M4KE.it et Skillsfactory, 2 programmes d’incubations destinés aux créateurs de start-ups à Bruxelles :

“Ça me permet d'évoluer dans une structure et d’avoir des conseils de professionnels. J’ai des deadlines à respecter et des comptes-rendus à faire sur l’avancement de mon projet. C’est un très bon moyen de se former car je fais tout moi-même mais si je bloque à un moment, je peux en parler avec des personnes plus expérimentées.”

Un soutien autant professionnel que personnel est important : “J’ai l’avantage d’être très bien entouré car mes proches croient en notre projet. C’est motivant et ça me donne vraiment envie de réussir.” précise Kamil avec le sourire.

C’est possible de lancer son projet sans argent ?

Avec Boneato, Kamil casse un des mythes principaux sur l’entrepreneuriat, surtout en étant jeune : il ne faut pas forcément avoir un apport de fonds personnels ou des investisseurs pour se lancer.

Aujourd’hui, les gens accordent plus d’importance à la valeur du service proposé qu’à la manière dont il se fait. Pour démarrer, Kamil s’est posté sur le campus de l’ULB pendant une semaine et vend alors une centaine de “bêtes” abonnements en papier. Le logo de Boneato n’était pas finalisé, son site internet n’était pas lancé, … mais peu importe.

Le Campus de l’ULB, un terrain de test idéal pour le projet de Kamil

Ce premier pas lui a permis de constituer une petite cagnotte et de tester la viabilité de son produit qui, par la suite, a attiré l’attention d’investisseurs. Résultat : Boneato est maintenant subsidié.

Et la crise sanitaire dans tout ça ?

L’application Boneato aurait dû être lancée début avril mais suite à la crise du COVID-19, Kamil doit inévitablement s’adapter. L’horeca étant un des secteurs les plus impactés, il souhaite que Boneato contribue, dès la fin des mesures de confinement, à la reprise rapide du secteur et ce, de manière durable : “Nous aimerions créer une véritable synergie entre nos services et le secteur sur le long terme, pas juste pour la première semaine de déconfinement. Par exemple, fidéliser les clients aux établissements grâce à l'abonnement et reverser un pourcentage à des associations d'aide aux restaurateurs.” renchérit Kamil.

Une aide précieuse et une démarche engagée qui, nous pensons, ne passera certainement pas inaperçue par les temps qui courent.

Moi aussi, je veux entreprendre !

A l’instar de Kamil, il suffit d’avoir une bonne idée pour entreprendre. Le principe, c’est de se lancer aujourd’hui. Le reste, c’est pour demain. Et le tout, avec le sourire. C’est pour ça que YET peut t’aider toi aussi dans la création de ton projet, en t’inspirant et t’outillant.

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Auteur : Trainee Skillsfactory