IMANE VISE L’EMPOWERMENT DES CHEVEUX TEXTURÉS | YET

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Imane Idrissi a 25 ans. Originaire de Mouscron, elle étudie les Sciences Commerciales à Bruxelles. Elle lance son projet d’entreprise Perso’lide durant ses études : un shampoing solide composé d’ingrédients naturels et personnalisable pour les cheveux texturés (ondulés, bouclés, afro…).

Je ne trouvais pas de produit adapté à mes envies. »

 

Portrait d’une jeune étudiante bruxelloise, créatrice d’entreprise

Pourquoi as-tu choisi de créer ton propre projet d’entreprise ?
Cela vient de mon expérience personnelle. Je ne trouvais pas de produits adaptés à mes cheveux et mes envies. Cela jouait sur l’image que j’avais de moi-même. Je voyais partout des cheveux lisses, plaqués et je ne m’y identifiais pas. Quand je voyais mes crolles, j’étais toute triste, je ne me trouvais pas belle. C’est en acceptant ma nature que j’ai eu envie que d’autres personnes acceptent leurs cheveux parce qu'ils sont magnifiques ! J'ai envie de promouvoir le naturel et de montrer aux femmes qu’elles sont belles telles quelles, sans besoin d’abîmer leurs cheveux à coups de lisseur et produits pétrochimiques pour ressembler à ce qu’on affirme être beau.

J’ai allié la contrainte du mémoire à ma passion. »

 

Pourquoi avoir démarré ce projet pendant tes études ?
Mon idée est restée au placard quelques années. Puis, l’an passé, j’ai dû choisir un sujet de mémoire. Faisant des études en commerce, au lieu d’allonger des notions théoriques pour avoir mon diplôme, j’ai voulu donner du sens à ce travail de fin d’étude et je me suis lancée dans un projet entrepreneurial avec cette idée de cosmétique naturelle. J’ai allié la contrainte du mémoire à ma passion. Cela m’a amenée à un incubateur, le Start Lab ICHEC, où j’ai pu réaliser qu’il y avait de la demande et concrétiser mon idée.

Ce sont vraiment les rencontres qui te boostent. »

 

Qu’est-ce que cela t’a apporté de déjà lancer ton projet d’entreprise pendant tes études ?
J’ai appris énormément de choses, notamment grâce à l’incubateur Start Lab ICHEC :  pitcher mon projet, faire partie d’un écosystème, oser davantage aller vers les gens… Ce sont vraiment les rencontres qui te boostent. Faire partie de cet incubateur, où l’on est entre porteuses et porteurs de projets, entre personnes utopistes comme j'aime nous appeler, ça fait rêver et je kiffe ! Quand je suis là, je ne ressens pas de contrainte, au contraire. Et je me sens capable, je suis fière de moi en fait !

Quelles aides as-tu reçues et comment t’ont-elles soutenue ?
De nouveau, c’est principalement le Start Lab ICHEC qui m’a aidée. Par exemple, je sors d’une master class sur le financement. Il y avait des intervenants de hub.brussels et BNP Paribas Fortis. C’était super enrichissant. On nous a mis en lien avec des gens qui peuvent nous expliquer les subsides, comment recevoir des aides financières, etc. J’ai aussi assisté à une formation où des juristes nous ont expliqué à quoi faire attention lors de la création du logo, du nom, etc. Cet accompagnement du Start Lab I

CHEC est vraiment top. 

Au final (…) ça m’a vraiment boostée. Je ne regrette pas du tout ! »

 

Est-ce que tu as trouvé que c’est le bon timing de lancer son activité pendant tes études?
Sur le coup, je n’ai pas trop réfléchi. Et en avançant, petit à petit, je me suis posé des questions évidemment. ‘Est-ce que je risque de privilégier la création d'entreprise à mes études ?’ J’avais un peu peur. Mais je me suis dit que je pouvais toujours mettre tout ça en pause si cela ne fonctionnait pas. Alors je me suis lancée. Comme je suis étudiante, je n’ai pas de revenu mensuel fixe et j’ai des charges à assumer. Je travaille en tant qu’intérimaire, j’enchaîne deux jobs étudiants pour augmenter mes fonds propres dans le lancement de l’entreprise et, avec ces 28 crédits en plus, ça fait beaucoup à gérer. C’est assez fatigant. Je remarque actuellement que ce je mets un peu les études de côté, ce que je redoutais, pour pouvoir travailler. Ce qui est difficile, c’est de trouver un équilibre entre tout ça et de ne pas le perdre de vue. 

Mais ça va aller ! Au final, je pense que c’était le bon moment car ça m’a permis d’entrer au Start Lab ICHEC et ça m’a vraiment boostée. Je ne regrette pas du tout !

Quel conseil donnerais-tu aux jeunes qui hésitent à se lancer?
Haha, je dirais ‘one life’ ! Si vous avez une idée, dans tous les cas vous serez gagnant·es. Si cela fonctionne, bien sûr. Mais vous serez aussi hyper épanoui·es et fier·ère·s de vous et si cela échoue car vous apprendrez plein de choses. Il n’y a que du bénéfique!

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