WeCo, des vêtements durables et éthiques à Bruxelles | YET

WeCo, des vêtements durables et éthiques à Bruxelles

À 28 ans, Mélanie crée WeCo, elle se lance le défi de promouvoir une mode dans le respect de l’environnement et de l’humain. Le credo ? Donner de la visibilité aux marques de vêtements éthiques et durables. Engagée au quotidien, l’équipe qui l’a rejoint tient à promouvoir un monde plus juste à travers la consommation.

Quel est votre projet ?

L’objectif de WeCo Store c’est vraiment de faciliter l’achat de vêtements respectueux de l’environnement et des conditions des travailleurs tout en offrant un style tendance et facile à s’approprier. Dans notre boutique à Bruxelles, on propose plusieurs marques destinées aux hommes et aux femmes. On veut permettre à nos clients de s’habiller avec de jolis vêtements, sans être forcément étiqueté baba cool et écolo en coton bio unicolore.

Quelles sont les valeurs derrière le concept de WeCo Store ?

Je suis partie d’un constat : en tant que citoyen, on peut parvenir à une société plus juste et plus durable. En effet, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, à travers notre consommation, on détient un réel pouvoir d’action et si on utilise ce pouvoir d’action correctement, alors on peut faire avancer les choses. Actuellement, dans certains secteurs c’est facile de trouver des solutions : alimentaire, énergie… mais le vestimentaire, ça reste compliqué.  Notre projet c’est de faciliter cette étape. On observe que la plupart des citoyens convaincus ne passent pas le cap du vêtement parce qu’ils ne savent pas où aller alors qu’il y’a de superbes marques qui existent.

Comment vous êtes-vous lancé ?

Comme toute aventure entrepreneuriale, j’ai connu plusieurs embûches :   on a commencé à deux en juin l’année dernière suite au Déclic Tour de Déclic en perspective qui permet en une semaine de lancer son projet et devenir acteur de changement.  Depuis, j’ai retrouvé une nouvelle partenaire et je suis personnellement à temps plein sur le projet depuis octobre 2017.

Comment parvenez-vous à vous financer ?

On est chez Job Yourself, on vit du chômage ce qui nous permet de ne pas prendre trop de risques et de faire grandir doucement mais sûrement notre projet. Actuellement, on arrive tout juste à récupérer le capital qui a été injecté depuis le commencement. Comme on suit le plan financier, l’objectif c’est d’arriver après 12 mois de test chez Job Yourself, à créer des temps pleins et deux salaires avec le projet.

Des conseils pour un jeune entrepreneur qui n’ose pas se lancer ?

Le premier pas à faire dans l’entrepreneuriat c’est oser. Oser en étant conscient de qui l’on est et de ce que l’on a envie de faire.

Je suis persuadée qu’un entrepreneur est l’acteur de demain, il faut se poser des questions, trouver la bonne idée qui va à l’encontre de ce que la société  nous dicte. Il est parfois bon de sortir du conditionnement et tenter de percevoir ce que l’on peut apporter de novateur avec de l’impact.  Il ne faut pas hésiter à se faire aider via des structures : chez WeCo, on a fait le Déclic Tour puis, on est passé par Coopcity et maintenant, on est chez Hub via l’Auberge Espagnole et chez Job Yourself pour notre statut. Ah oui, j’oubliais qu’on a également commencé à vendre avec la Smart.

Un piège à éviter ?

S’associer avec une tierce personne c’est super riche mais il faut vraiment prendre le temps de connaître comment l’autre fonctionne est-il plutôt fonceur ? Plutôt analyste ? J’ai vécu une association qui n’a pas fonctionné et je peux vous assurer que c’est essentiel de connaître le plus possible la personne avant de s’engager.