Sébastien Lucu | YET

Qui es-tu et quel est ton projet ?

J’ai 27 ans, je suis coach et formateur. J’ai fondé “Zone d’Influence” il y a 6 mois. Spécialisé en intelligence émotionnelle, j’aide les entrepreneurs à mieux se connaître, s’affirmer et finalement, à mieux gérer leurs émotions dans leur quotidien. L’idée est de leur donner les clés pour surmonter ces moments où l’anxiété empêche de passer à l’action et fait douter sur la légitimité ou la capacité à réussir.

Pourquoi as-tu décidé de te lancer comme coach ?

Ingénieur de formation, je gérais des projets dans le but de les améliorer, ce qui impliquait bien souvent pas mal de personnes de services différents. Lors de ma formation, j’ai appris des méthodes de travail mais j’ai réalisé que la clé de la réussite d’un projet, c’était la capacité à motiver les gens pour qu’ils aient envie de s’impliquer. Les outils permettent de structurer la démarche mais ce qui fait la réussite du projet, c’est que les équipes se l’approprient, qu’elles proposent des solutions, qu’elles aient la conviction que leur avis est pris en compte. Ce qui m’intéressait le plus, c’était de les challenger et leur permettre de s’améliorer via le projet. C’est pour ça que j’ai décidé de me réorienter dans le coaching qui est plus centré sur les individus que sur les process.

3 conseils à donner à un.e futur.e jeune entrepreneur.e ?

  1. C’est important de faire une étude de marché, de savoir un minimum dans quoi on se lance mais on a beau être préparé au maximum, on n’aura jamais tous les éléments en main. Il faut accepter cette part de risque, se faire confiance, à soi et à son intuition, se lancer puis apprendre au fur et à mesure.
  2. Ne pas espérer avoir la solution parfaite ou le business infaillible d’entrée, mais accepter d’apprendre en marchant. Viser au début des choses simples mais qu’on sait bien faire et élargir progressivement ses offres ou le public auquel on s’adresse.
  3. La réussite de notre entreprise ou de notre association, peu importe la finalité, est totalement dépendante de notre niveau de développement personnel. L’ambition de notre entreprise sera liée à notre propre niveau d’ambition et notre capacité à l’assumer. C’est essentiel, tout au long de la vie de son projet, de se challenger pour tester de nouvelles choses et d’élargir ce que j’appelle sa zone d’influence. C’est ce qui va nous faire nous sentir capables et légitimes d’encadrer une équipe, de mener des projets plus ambitieux, d’organiser des événements qui nous paraissaient totalement hors d’atteinte.

​Les pièges à éviter ?​

Je dirais de trop rester dans sa tête. J’ai moi-même ce côté perfectionniste, j’ai eu une période comme ça. Pour me rassurer et avoir confiance en moi, j’essayais d’avoir tous les éléments d’information mais au final, dès qu’on découvre un nouveau concept, on se dit qu’il faut aussi le creuser et c’est sans fin.
J’en reviens donc à mon deuxième conseil : démarrer simple. Ne pas attendre d’avoir toutes les clés en main pour se lancer et éviter l’infobésité. Il y a tellement d’informations en ligne sur tous les sujets qu’il est difficile de faire la part des choses. Se former sur les choses dont on a besoin à l’instant T pour avancer. C’est bien d’avoir une idée des prochaines étapes à développer mais il faut commencer par bien faire ce qu’il y a à faire aujourd’hui et le tester rapidement pour bien évoluer. Une devise qui me porte chaque jour : ne comparez pas mon chapitre 1 au chapitre 20 d’une autre personne.