Impossible de déconnecter avec les branchées ! | YET

Solange est depuis bien longtemps une accro des réseaux sociaux, elle a même eu son moment de gloire lorsqu’elle a sauvé le « zizi de Saint Gilles » sur Facebook. Le premier blog d’Émilie, c’était il y a 10 ans.  Les deux femmes passent leur vie (ou presque) connectées.  Ensemble, elles ont créé Les branchées et proposent des formations en communication digitale.

 

Solange de Mesmaeker s’apprête à pitcher son projet lors de la Student Entrepreneurs Night © Elisa Brevet

Rencontre avec Solange de Mesmaeker  

Quel est le projet ?

Le projet s’appelle Les Branchées et l’objectif est de donner des outils aux entrepreneurs pour gérer leur communication digitale pour qu’ils puissent gérer eux-mêmes en toute autonomie. On donne des formations centrées sur les réseaux sociaux et la communication digitale. L’objectif ? Combler cette fracture numérique entre les générations : on aide aussi bien les seniors que les jeunes enfants dans les écoles. 

Quelles sont les valeurs du projet ?

On essaye de rendre nos formations les plus chaleureuses et efficaces possibles, on veut vraiment que les gens ressortent avec des outils pratiques et concrets. C’est un domaine très en vogue et on trouve un peu de tout et n’importe quoi…

Vous êtes deux fondatrices, comment gérez-vous l’association ?

On a chacune notre spécialité : Émilie est plus portée sur les réseaux sociaux liés à l’image comme Instagram et Pinterest et moi, je suis plus branchée Facebook, Twitter et Linkedin. Je crois que la clé c’est que nous sommes très complémentaires. Pour éviter de prendre de trop gros risques, nous passons par SMART où nous avons ouvert une activité que nous gérons à deux.

Des conseils à donner à un jeune entrepreneur qui n’ose pas se lancer ?

Ne pas oser se lancer, je le comprends complètement car moi-même j’ai vécu le salariat très confortable pendant 5 ans. Force est de constater que c’était très compliqué d’en sortir quand on est habitué à recevoir un salaire et qu’on n’a pas peur de se dire je peux être malade aujourd’hui. Je comprends donc les peurs, après, je pense que c’est quand même une grande fierté d’entreprendre. Hier encore, je donnais une formation et je me disais : « c’est dingue : j’ai démarché le client, j’ai créé la formation, je donne la formation et après, je vais être payée pour tout ce travail. »

Quand on se lance, je crois que le plus important c’est de se respecter en termes de temps de travail consacré à l’activité : ne pas dire oui à trop de choses. On a tendance à dire oui à tout le monde, car on a peur de se retrouver sans rien et de ne pas gagner assez d’argent. Mais quand on a trop de choses, l’agenda se remplit à une vitesse folle et il faut pouvoir assurer derrière et ça peut être assez négatif. Il faut apprendre à dire non, c’est crucial et c’est quelque chose qu’on ne nous apprend pas forcément dans la vie.

Un piège à éviter ?

Ma réponse va certainement vous paraître bateau, mais travailler gratuitement c’est vraiment nul ! On est beaucoup à le faire au début parce qu’on se dit que ça va être bien, que ça va contribuer à notre visibilité, mais malheureusement, quand on est entrepreneur, le temps c’est de l’argent. Je n’aime pas dire cela car ce n’est pas vraiment ma philosophie de base, mais je suis bien obligée de constater que c’est vrai. Quand on accepte de travailler bénévolement, il faut vraiment que cela soit prometteur… !

Plus d’informations : http://lesbranchees.be