L'entrepreneuriat est-il une vocation ? | YET

To be or not to be entrepreneur, comment savoir ?

Être son propre boss, lancer sa start-up, tout gérer soi-même... La vie d'entrepreneur a des côtés très tentants. Mais elle est aussi pleine de responsabilités, pas mal d'audace et une peur du risque très limitée... Tout le monde n'est donc pas fait pour entreprendre. Comment savoir si on est fait pour ça ?

Y-a-t-il un âge pour entreprendre ?

Pour commencer, il faut savoir que l'envie d'entreprendre est présente chez toutes les générations.
Voici quelques statistiques selon le Figaro (journal quotidien français) :

Trente-huit ans et demi : c'est l'âge moyen des créateurs d'entreprise. 
Selon les données de l'Insee, les 25-44 ans représentent 60% des entrepreneurs qui se lancent, les 25-34 ans et les 35-44 ans pèsent chacun 30% des créateurs. Les moins de 25 ans restent minoritaires (5,2%). Quant aux 45 ans et plus, ils représentent un peu plus de 35% de ceux qui se lancent dans la création d'entreprise.
Donc, NON, il n’y a pas d’âge pour entreprendre !
Il existe même de nombreux cas où des enfants entrepreneurs ont connus de grands succès. Ces histoires extraordinaires peuvent s’expliquer grâce au fait qu’ils n’ont pas peur de l'échec, qu’ils ont une curiosité innée et qu’ils vivent de leur créativité.  
« Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait. » - Mark Twain

Des exemples ? En voici deux parmi d’autres : Nick D’Aloisio apprend déjà à coder à 12 ans. À 17 ans, il vend son application appelée Summly à Yahoo pour 30 millions de Dollars. À à peine 8 ans, Lily Borna a inventé la Kangoroo Cup, une tasse à trois pieds pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. En très peu de temps, elle réussit à lever $6000 pour lancer la production de ses tasses. 
La plupart des personnes qui se lancent dans l’entrepreneuriat attendent d’acquérir une forte expérience au sein de leur métier et un networking conséquent, car ces éléments leur donnent la sécurité nécessaire pour réaliser leur projet et limiter certains risques. Or, ce qui semble commun aux entrepreneurs à succès, c’est qu’il n’ont pas peur de prendre des risques et de mettre en jeu leur sécurité financière pour concrétiser leur idée. C’est vrai que vu l’histoire de Nick et de Lily, l’adulte devrait peut-être plus souvent écouter l’enfant qui sommeille en lui et s’en inspirer, car la peur est l’un des plus grands freins aux bonnes idées.
“One day you will wake up and there won’t be any more time to do the things you’ve always wanted. Do it now.” - Paul Coelho

L'ADN de l'entrepreneur existe-t-il, ou, comme Obélix, on tombe dedans quand on est petit ?

En fait, ça dépend… Voici les 4 chemins qui mènent en général à l’entrepreneuriat : 
  1. On a toujours voulu être entrepreneur, c’est un rêve d’enfant 
  2. On est tombé dedans un peu par hasard 
  3. On en a marre que les autres récoltent le fruit de ses efforts
  4. On a dû reprendre l’affaire familiale  
C’est vrai que certains caractères s’y prêtent évidemment plus, de par leur goût du challenge, leur envie d’innover, leur capacité à s’adapter à un monde en mouvement et d’écouter les besoins des personnes qui les entourent. Mais en fait, nous avons tous un peu une vocation d’entrepreneur. Nous ne sommes juste pas tous prêts à en affronter les risques. En effet, abandonner un salaire fixe et ses avantages peut faire peur. C’est donc vraiment la capacité à prendre des risques qui semble faire l’entrepreneur, plus que la vocation ou le talent.

Plus besoin du rêve américain, tu peux rêver belge.

Le cocktail parfait de la réussite est donc un mélange de chance, d'intelligence, de maximisation de ses atouts et d'une audace intrépide. Mais aussi un bon entourage.

Heureusement, les incubateurs professionnels, les programmes pour jeunes et le 1819 sont là pour t'aider à réaliser ton projet de A à Z. Des experts sont à ta disposition pour te guider, te conseiller et stimuler ton potentiel entrepreneurial grâce aux workshops, aux networking, aux conférences et au coaching personnalisé.

Plus besoin d'être riche pour entreprendre.

On associe souvent l’opportunité de devenir entrepreneur à la nécessité d’avoir des fonds propres, on se dit qu’aucune grande idée ne peut voir le jour sans un grand apport économique. 

Or, aujourd’hui, le boom des start-ups nous démontre qu’il est tout à fait possible de développer son idée à coûts réduits, notamment grâce aux nouvelles méthodologies de business (voir la méthodologie LEAN).  En deux mots, il s’agit de créer un MVP, un produit minimum, très simple pour tester l’intérêt des gens pour le produit. 
L’avantage de ces méthodes est qu’elles permettent de valider son projet petit à petit, sans investir un budget important et de s’adapter si nécessaire.
“Le succès c’est aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme.” - Winston Churchill

Plus besoin donc de créer le produit final parfait, le site internet parfait,… En fait, aujourd’hui, le plus important, c’est de confronter son idée au marché pour voir si elle vaut la peine d’être développée. Avec cette règle d’or : « Done is better than perfect ! »
Plus d’excuse donc ! Tu es prêt à te lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ! 
 “The most difficult thing is the decision to act, the rest is merely tenacity.” - Amelia Earhart

Mais attention, une fois qu’on y prend goût, il est difficile de faire machine arrière…